
Bienvenue dans mon univers
Je suis Jennifer Savina, autrice franco-américaine passionnée par les mots, les relations humaines et les histoires de femmes.
J’écris des romans qui parlent de liens, de transmission, de blessures invisibles, de reconstruction et de ces moments où l’on décide enfin de reprendre sa vie en main.
À travers mes personnages, j’aime explorer ce qui nous façonne, ce que l’on hérite, ce que l’on tait parfois… mais aussi la force que l’on trouve pour avancer, se libérer et se réinventer.
Mon histoire
Les mots ont toujours occupé une place importante dans ma vie.
Franco-américaine, passionnée par les langues, les cultures et la littérature, j’ai grandi avec cette curiosité pour les autres, leurs histoires et ce qui les façonne. J’ai d’abord suivi un parcours très éloigné de l’écriture : études littéraires, commerce international, communication, entrepreneuriat… Une vie professionnelle riche, faite de rencontres, de projets, de défis et de nombreux détours.
Mais l’écriture, elle, n’a jamais vraiment disparu. Elle était là, en filigrane.
Au fil des années, mes lectures, mes expériences, mes voyages et mon propre cheminement personnel ont nourri une envie de plus en plus forte : raconter des histoires de femmes, parler des liens qui nous construisent, des blessures que l’on porte parfois sans les voir, mais aussi de la force que l’on trouve pour avancer.
En 2024, je publie mon premier roman, Après quoi elles courent ?. Une aventure profondément personnelle, portée par trois femmes, leurs doutes, leurs combats et leur désir de liberté. Puis vient Ce qu’elles m’ont laissé, un roman autour de la transmission, des silences familiaux et de ces héritages invisibles qui traversent parfois plusieurs générations.
Aujourd’hui, l’écriture est devenue une évidence. J’aime créer des personnages humains, imparfaits, sensibles, et raconter ces moments de vie où quelque chose bascule… où l’on choisit enfin de comprendre, de se libérer, de se reconstruire.
Et surtout, j’aime cette idée qu’un roman peut faire plus que raconter une histoire : il peut faire écho, questionner, émouvoir… et parfois même aider à regarder sa propre vie autrement.

Interview de Jennifer Savina, en 3 questions
Vous publiez aujourd’hui votre deuxième roman. Est-ce une suite du premier ?
« Comment va Marjorie ? » Voilà une question très souvent prononcée par les lecteurs et lectrices de « Après quoi elles courent ? ». Il est vrai que l’épilogue de mon premier roman nous laisse en suspens, dans une forme d’attente. Une porte entrouverte. Pourtant lorsque je l’ai écrit, je n’avais pas de suite en tête. Je n’avais d’ailleurs aucune certitude (juste un doux espoir) que mon roman soit un jour publié.
Et puis, très vite après sa sortie, mes doigts ont recommencé à me démanger, mon esprit à tourner en boucle. Des personnages ont surgi, se sont mis à me parler, à me réveiller la nuit, me poussant à leur faire une place. Il fallait que j’écrive. De nouveau. Et je savais que Marjorie serait au cœur de ce nouveau roman. Ce livre est donc une suite – mais une suite sans en être une. L’histoire se déroule bien plus tard dans la vie de Marjorie, et peut tout à fait se lire de façon indépendante. Une nouvelle trajectoire, pour une même voix, adulte cette fois-ci, que je n’étais manifestement pas encore prête à faire taire.
L’écriture a-t-elle été très différente de la première fois ?
Complètement. Lorsque j’ai écrit "Après quoi elles courent ?", je partais de mon propre vécu. Je savais ce que je voulais raconter, je portais l’histoire en moi. Il me restait à trouver les mots justes, la forme la plus fidèle à mon ressenti. C’était un témoignage romancé, donc très intime, presque viscéral. Avec "Ce qu’elles m’ont laissé", le processus a été tout autre. Cette fois, j’ai imaginé une fiction pure, même si elle s’ancre dans un contexte historique bien réel. J’ai dû faire des recherches, recouper des faits, me plonger dans des archives. Ce travail d’enquête m’a passionnée. Même si le roman est moins autobiographique, il porte en lui des éclats de mon vécu. Comme souvent, l’imaginaire s’alimente de nos propres résonances.
Pourquoi ce choix du thème des blessures transgénérationnelles ?
C’est un sujet qui m’a marquée dans mon propre cheminement personnel. À travers divers outils de développement personnel et de résilience, j’ai découvert la notion de transmission invisible : ces blessures, ces non-dits, ces secrets qui se glissent d’une génération à l’autre sans qu’on en ait conscience. J’ai trouvé fascinant d’observer les motifs qui se répètent dans les histoires familiales, souvent sans en comprendre l’origine. Mieux se connaître, c’est aussi remonter le fil de ses racines. Le point de départ du roman, c’est une rencontre bien réelle avec un médecin un peu hors du commun — un moment à la fois étrange et déclencheur, presque kafkaïen. Si le reste de l’histoire est fiction, c’est ce souvenir bien réel que j’ai vécu, qui a planté la première graine.